Chroniques chaotiques de New Berlin, Fragment #15.0

Rédigé par Mooshka - -

Date de rédaction : Inconnu
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#2.
Il n'y avait plus de règle désormais. Tout était foutraque, cassé, brisé, fissuré, détruit. Chacun devrait faire de son mieux avec les moyens du bord. Désormais, il fallait s'organiser, s'autogérer, s'entraider, faire. Essayer.

Moka n'avait rien demandé. Elle n'avait pas voulu savoir tout ça. Elle voulait revenir en arrière. Oublier. Tout effacer. Recommencer.
La seule chose qu'elle souhaitait, c'était cesser de vivre.

Elle avait tout essayé. Vraiment tout.

Dans sa définition classique, l’autogestion (du grec autos, « soi-même », et « gestion ») est le fait, pour un groupe d’individus ou une structure considérée, de prendre les décisions concernant ce groupe ou cette structure par l’ensemble des personnes membres du groupe ou de la structure considérée.

Un grand boum, d'abord. Puis un autre. Puis encore un autre. Suivi d'un autre. Et un autre. Tout ça n'avait duré qu'une fraction de secondes.

Puis un sifflement sourd. Des décombres. De la fumée.

Il existe cependant une autre définition, plus politique ; y sont intégrés d'autres paramètres avec une certaine variabilité. Ses postulats sont : • La suppression de toute distinction entre dirigeants et dirigés,
• La transparence et la légitimité des décisions,
• La non-appropriation par certains des richesses produites par la collectivité,
• L'affirmation de l'aptitude des humains à s'organiser sans dirigeant.

Cette conception se construit en général explicitement contre des pratiques qualifiées de hiérarchiques, autoritaires, verticales, contre des formes de dépossession que constitueraient certains modes d'organisation. En d'autres termes, ce type d'autogestion permettrait une réappropriation d'une forme d'organisation collective.
Par ailleurs, cette définition permet des pratiques d'autogestion qui ne se limitent pas au seul champ économique.

Une critique essentielle de l'autogestion porte sur son inefficacité relative en comparaison avec une économie capitaliste. Ainsi, les travaux de James Meade ont montré que l'entreprise autogérée a un comportement beaucoup plus malthusien que l'entreprise capitaliste : il montre par exemple que dans un contexte de hausse des prix, l'entreprise capitaliste augmentera sa force de travail toujours plus que l'entreprise autogérée. L'entreprise autogérée préfèrera avoir recours au capital plutôt qu'au travail, pour ne pas diminuer les revenus de ses membres.

Par conséquent, l'économiste libéral Henri Lepage écrit en 1976 (pour l'institut de l'entreprise), que l'autogestion « n'est pas capable d'assurer spontanément la meilleure utilisation possible des ressources rares de la communauté », à la différence de l'économie de marché.

Concepts liés :
Anarchisme ◦ Auto-organisation ◦ Autorégulation ◦ Charte d'Amiens ◦ Comités communistes pour l'autogestion ◦ Communisme de conseils ◦ Communisme libertaire ◦ Concertation ◦ Démocratie directe ◦ Économie participative ◦ Économie libre ◦ Gouvernance ◦ Marxisme autogestionnaire ◦ Participation ◦ Société coopérative et participative (SCOP) ◦ Squat ◦ Titisme ◦ Zone à défendre (ZAD) ◦ Zone autonome permanente


#1.
PNY avait été absent des réseaux pendant plusieurs jours, manquant son rapport mensuel.
Plusieurs fois, Kafka avait tenté d'entrer en contact avec lui.
PNY avait disparu du réseau, purement et simplement.

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